Sur la place
Numéro 19 - janvier 2026

EDITO

Décidons ensemble pour Forcalquier

Forcalquier est une ville singulière et attractive. Mais à quoi cela tient-il ? Notre nature et nos paysages sont remarquables, notre patrimoine est rare, certes. Mais d’autres villes aussi partagent ces atouts, elles aussi sont baignées par la lumière unique de la Provence.

Notre commune est exceptionnelle du fait d’une alchimie particulière, historique, entre le territoire et ses habitants. Qu’ils et elles y soient nées, qu’ils et elles y soient revenues, qu’ils et elles y soient arrivées de fraîche date ou depuis des décennies, c’est aux habitants du pays de Forcalquier que l’on doit notre ville ouverte sur le monde, attentive aux plus fragiles, accueillante, dynamique, entrepreneuse.

Une ville vivante toute l’année

Aujourd’hui, le lustre d’antan perd de son éclat, à la fois par la « luberonisation » et par la moindre confiance accordée aux initiatives locales, individuelles comme associatives et professionnelles.

La luberonisation, c’est à terme la métamorphose de notre commune en un parc d’attractions saisonnier, avec des prix qui flambent et des habitants contraints de partir, emportant l’esprit du lieu. Lutter contre ce phénomène suppose
de contrôler l’indispensable activité touristique et de défendre la possibilité pour les jeunes, les familles, les plus modestes de se loger.

Restaurer la confiance dans les initiatives locales passe par l’attitude d’une mairie qui s’appuie d’abord sur la force de proposition de ses acteurs, habitants, associations, entreprises, commerces…

Préserver et renforcer notre singularité

Avec le maître-mot de « décidons ensemble », la liste que je conduis propose de restaurer et de fortifier le rôle central de la population dans la construction de notre commune. Ce ne sera possible que si la Ville assure un certain nombre de garanties pour faciliter le quotidien des habitants, en particulier en nous préparant aux évolutions et enjeux futurs, qu’ils soient écologiques, politiques, économiques.

Activités liées à la transition, enjeux agricoles et d’alimentation, préservation des sols, de la ressource en eau, possibilité pour chaque habitant d’avoir un médecin traitant et pour nos anciens de demeurer chez eux le plus longtemps possible, conservation et mise en valeur
du patrimoine bâti, espaces de vie pour la jeunesse, lutte contre les violences domestiques… Ce sont quelques-uns des chemins que nous nous engageons à prendre pour que s’exprime librement la formidable énergie d’une ville singulière qui saura d’autant plus faire face aux défis de l’avenir qu’elle le construira.

   Jean-Michel Grès

« La liste que je conduis propose de restaurer et de fortifier le rôle central de la population dans la construction de notre commune. »

POUR SE LOGER

POUR LE POUVOIR D’ACHAT

POUR SE SOIGNER

POUR UNE VILLE ACTIVE

POUR FAVORISER LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE

POUR LES ENFANTS

POUR APPRENDRE, SE CULTIVER ET SE DISTRAIRE

POUR ÊTRE ACTEUR DE SA VILLE

NOS ENGAGEMENTS ENVERS LES ASSOCIATIONS

Numéro 18 - décembre 2025

EDITO

Prendre en main notre destin commun

Cela fait longtemps que la politique peine à ouvrir l’horizon de nos vies quotidiennes. Elle s’enfonce à chaque élection plus profondément dans l’impuissance, comme si les clefs de l’avenir étaient perdues. Ce qui gagne, en revanche, c’est la défiance envers le fonctionnement d’un monde politique dont la parole est discréditée.
Est-ce que, pourtant, il nous faut abdiquer tout désir de prendre notre destin commun en main ? Bien sûr que non ! À la défiance envers la politique, les listes citoyennes opposent leur confiance dans l’engagement politique à l’échelle locale. La commune est belle : nous y habitons, nous y travaillons, nos enfants y vont à l’école, nous y vieillissons, nous nous y nourrissons… C’est à cette échelle que nous redonnerons du sens à la politique, qui n’est rien d’autre que l’organisation et la transformation de notre vie quotidienne.
Partager le même lieu de vie permet aussi de se parler, d’être d’accord, d’être en désaccord. Les listes citoyennes ne craignent pas le conflit, au contraire : il fait partie de la vie. L’enjeu est d’apprendre à l’accueillir. L’autre n’est pas un adversaire, c’est un partenaire : écouter son point de vue, échanger, accepter de bouger ses lignes, s’accorder ou accepter un compromis, c’est rendre hommage à la complexité du réel et se souvenir que le doute sera toujours plus fécond que des certitudes en béton.
Le réel est rugueux, la vie en société n’est pas lisse. Ne croyons pas ceux qui vantent l’évidence des choix qu’ils ont faits. L’évidence, en politique, n’a qu’un but : faire taire la contradiction. Tout choix politique est par définition discutable… encore plus s’il n’a pas été discuté avant !
Les listes citoyennes portent cette capacité à décider, enrichies par les différences des uns et des autres. Dans le cadre du conseil municipal, c’est permettre des débats ouverts afin que chaque conseiller puisse présenter son point de vue. C’est aussi respecter la liberté de vote de chacun, en particulier, celui des membres de la majorité : il ne doit pas être imposé par le maire.
La démocratie ne s’arrête pas au conseil municipal. Impliquer les habitants, ce n’est pas leur expliquer ce qu’on va faire, c’est leur donner une capacité d’action après les avoir informés, car le savoir est un instrument de pouvoir. Nous nous engageons à ce que cette information soit complète, sincère et accessible à tous les citoyens. C’est un devoir de transparence, qui commencera modestement par faire du bulletin municipal un outil à l’usage des administrés, et non plus un bulletin d’autosatisfaction. Nous construirons sur cette conviction : la politique ne se réduit pas aux élections, elle se déploie juste après.
Jean-Michel Grès

Il n’y a pas que les réunions publiques dans la vie électorale

Les faux-pas du maire sortant

S’occuper enfin du problème du logement à Forcalquier

Prendre en compte les besoins des jeunes de Forcalquier

Le tourisme choisi, une chance pour notre territoire

Se réunir pour bâtir le programme

Numéro 17 - septembre 2025

EDITO

Bâtir dans la joie

C’est parti ! Depuis le 1er septembre, nous sommes entrés dans la période de précampagne électorale, qui impose le respect de certaines règles, notamment pour les maires candidats. Du côté de Forcalquier en commun, cela fait plusieurs mois que nous sommes sur le pont. À vrai dire, nous n’avons jamais cessé de l’être depuis l’élection de 2020. À l’époque, nous n’imaginions pas qu’une candidature faisant le pari de la force de l’action collective puisse trouver un écho aussi fort dans la population.
Depuis, notre souci de remettre la politique au cœur du quotidien de chacun a gagné en pertinence : la défiance envers les élites politiques gagne tous les jours du terrain, nourrie par une accumulation de dénis démocratiques.
Notre réponse est modeste : revenir, à l’échelle locale, à l’essence de la démocratie, c’est-à-dire décider ensemble de notre avenir commun.
Soyons lucides : le monde va mal, les défis, notamment sociaux et écologiques, sont nombreux. Cette lucidité ne nous condamne pas à l’impuissance, au contraire. Car nous savons que, collectivement, nous sommes assez robustes pour affronter les chocs et construire dans la joie la vie que nous voulons.
Jean-Michel Grès

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Numéro 16 - avril 2025

EDITO

La force du collectif

Dans nos temps troublés, la tentation du chef refait surface. Pourtant, l’exercice solitaire et vertical du pouvoir condamne les sociétés à l’impuissance, sinon au désastre. Laissée à un homme providentiel, notre démocratie, déjà mal en point, peut devenir une coquille vide.
Quand on ne la pratique pas, la démocratie meurt. Plus on lui donne de la place (famille, école, travail, vie associative), plus elle nous renforce. Par démocratie, nous entendons simplement la capacité de chacun et chacune à décider ensemble de son destin, en confrontant librement ses idées, ses désirs, ses peurs…
En pratique, c’est l’attitude des élus de Forcalquier en commun qui, depuis 5 ans, ont débattu, écouté, proposé au conseil municipal pour faire entendre de nécessaires voix différentes. Encore récemment, sur la culture, la place faite aux personnes handicapées ou sur la fiscalité locale.
En pratique, cela donne la démarche des membres de notre mouvement : un collectif ouvert qui décide de ses orientations ; des groupes autonomes qui imaginent comment améliorer notre vie quotidienne ; une tête de liste, Jean-Michel Grès, dont l’engagement démontre qu’il sait faire aboutir des projets collectifs.
Notre diversité fait la richesse de notre collectif. Le monde est tel que nous le faisons, venez travailler avec nous !
Charles Dannaud

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Numéro 15 - janvier 2025

EDITO

Cela dépend de nous

La nouvelle année, c’est le moment de se dire que demain sera plus lumineux qu’aujourd’hui. Pour soi, pour ses proches.
Pourtant, en élargissant le regard, il est difficile d’être confiant pour 2025. L’emballement climatique, qui bat des records de désolation, et la destruction accélérée du vivant réduisent les possibilités de vivre en paix et en bonne santé sur notre planète.
Dans ce constat, rien de neuf. À ceci près que les dirigeants sur lesquels nous devrions compter se muent en pyromanes. La prise de fonction du plus puissant d’entre eux à la présidence des États-Unis, adoubé par les barons de la Silicon Valley, normalise la brutalité, l’outrance verbale et l’arrogance de l’argent comme mode de gouvernement. C’est notre aspiration même à vivre et décider ensemble – la démocratie – qui, déjà malade, est devenue une cible.
Mais, le début d’année, c’est aussi le moment des promesses : les hommes forts et vaniteux ne gagneront pas tant que nous vivrons la joie de discuter, de débattre, de confronter nos différences pour décider de notre vie. Naïf ? Ce serait méconnaître que la démocratie en acte est un stimulant puissant et contagieux.
À l’échelle de Forcalquier, c’est modeste, sans doute. Mais c’est là que nous vivons, que nous agissons. Et, au moins, cela dépend-il de nous seuls.
Charles Dannaud

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Numéro 14 - septembre 2024

EDITO

Notre richesse

Notre démocratie sombre. Dernier reniement en date : le vote des législatives exprimait un clair «changeons de politique », il n’en sera rien : la coalition présidentielle, défaite, s’accroche au pouvoir grâce à un parti très minoritaire. Et cela sous l’arbitrage du RN, un parti foulant au pied un principe fondateur de notre République, celui de la citoyenneté sans distinction d’origine. Un parti soutenu par des personnalités politiques de notre département qui se sont cachées sous le manteau du ni-ni.
Nos dirigeants ont une responsabilité dans cette dérive antidémocratique. Où trouve-t-on encore une culture de la démocratie fondée sur la foi sincère en l’humanité ? Une culture accordant à tous la même dignité, le même droit à être écouté ?
Notre horizon se rétrécit quand nous laissons libre cours au mépris, à la peur, au désir de domination. Pourtant, les occasions de pratiquer la démocratie sont quotidiennes, au travail, en famille, entre amis, dans nos associations…
Partout, nous faisons l’expérience de la formidable capacité des êtres humains à coopérer, à inventer des manières d’être et de faire ensemble. Cette capacité est notre richesse et le secret de notre prospérité. Les listes citoyennes comme la nôtre portent cette conviction. Alors, n’hésitons plus, prospérons !
Charles Dannaud

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Numéro 12 - mars 2024

EDITO

La joie d'agir ensemble

Ce numéro de Sur la place est traversé par l’idée de l’engagement. L’engagement de notre amie Odile, qui sa vie durant a œuvré pour les autres et le bien commun. L’engagement de notre groupe politique à faire accéder au rôle d’élu le plus possible d’entre nous afin que chacun s’enrichisse de cette expérience. L’engagement de longue date de notre commune et des habitants dans l’accueil des exilés, frappés par le sort et avec lesquels, par-delà les différences, nous partageons la même humanité. L’engagement entre les consommateurs et les paysans au sein des Amap dans un pacte réciproque qui fait vivre nos campagnes. L’engagement de celles et ceux qui, tous les trois mois, forgent ces quatre modestes pages pour vous informer et faire contrepoint au discours officiel.
Si les motivations premières de ces engagements peuvent varier, ce qui les fait tenir et avancer est un moteur puissant : l’envie d’agir ensemble. Et notamment dans la joie qui naît de l’engagement collectif. Car c’est elle, la joie, qui donne du souffle, une raison d’être, des sources d’inspiration à l’engagement politique. La joie, une arme pour s’attaquer au sentiment d’impuissance.
Charles Dannaud

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Numéro 13 - juin 2024

EDITO

L’heure est venue

Juin 2024 restera le mois où tout s’est précipité. Notre démocratie, dont les fondations ont été sapées par des années de discours de rejet de l’autre, de compromission de certains médias, d’autoritarisme présidentiel et de destruction méthodique des liens qui nous unissent, s’est retrouvée face au vide.
Impossible de savoir, à l’heure où ces lignes ont été écrites, de quel côté aura basculé notre destin ni si Forcalquier aura un peu moins cédé que le reste de la France face à la poussée de l’extrême droite.
La démocratie disparaît quand les différences sont écrasées, l’autre méprisé et la parole unique instituée. Pour s’épanouir, la démocratie a besoin d’être mise en pratique au quotidien, dans nos habitudes, au travail, dans la vie locale. Nous le pensons intimement : à l’échelle de notre commune, nous pouvons œuvrer et décider ensemble de la direction à prendre.
C’est la force des listes citoyennes comme la nôtre : prendre soin de toutes les paroles et les mêler en un chœur plus puissant que la voix des solistes. À la fin de l’été, Forcalquier en commun entrera en campagne pour les municipales de 2026.
L’heure est là de lancer une dynamique conquérante et joyeuse pour construire un avenir désirable. Rejoignez-nous !
Charles Dannaud

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Numéro 11 - janvier 2024

EDITO

Mieux qu’un conte de Noël

C’est devenu un bruit de fond. Une parole relayée sur les réseaux sociaux, dans les journaux et par la force de frappe de la communication municipale. À la tête de notre ville se trouverait un homme d’exception, à la volonté d’airain qui jamais ne doute et renverse tout obstacle. Pourtant, derrière la fumée de la mise en scène, l’action décisive peine à se voir. Modestement, nous proposons dans ce numéro de fin d’année d’ouvrir quelques nouvelles perspectives — très concrètes — pour une époque troublée et inquiète.

Imaginons ainsi un territoire qui prenne la main sur sa production d’énergie en préservant à la fois les paysages et la biodiversité : électricité abondante, rente financière partagée entre les communes, maîtrise de la transition écologique.

Imaginons un territoire qui, par la dynamique d’un engagement politique fort, se décide à investir dans les mobilités du quotidien, mise sur les transports en commun et croit aux vertus du vélo.Imaginons un territoire qui comprenne que la meilleure politique pour les déchets exige de les réduire à la source et pas seulement de changer le mode de collecte.

Imaginons une parole publique qui retrouve sa juste place : écoute, confiance, sincérité.

Un conte de Noël ? Non ! C’est possible ailleurs, donc pourquoi pas chez nous ?

Charles Dannaud

Notre immobilité, leur priorité

L’énergie solaire, c’est d’abord l’affaire des citoyens

Ambition zéro déchet affichée, pas réalisée

L’association au travail

À la mairie, la valse des conseillers

Le bureau des élus d’opposition

Un grand démocrate… à condition que tout le monde soit d’accord avec lui

Numéro 10 - septembre 2023

EDITO

La convivialité estivale

À quoi tient l’ambiance si particulière de Forcalquier ? D’où vient ce plaisir partagé, autant par le visiteur de passage que par l’habitant de longue date, d’arpenter les rues ou de s’asseoir aux terrasses des cafés ? La lumière et le cadre exceptionnels ne suffisent pas : la ville ne serait que carte postale sans la qualité de la vie collective qui s’épanouit ici. Cette atmosphère est le fruit d’un équilibre subtil, construit par celles et ceux qui font vivre le centre ville, qui y vivent, qui y travaillent, qui y viennent.

Sauf que, cet été, les terrasses ont envahi les trottoirs, les voitures ont imposé leur masse et leur nombre hors des parkings autorisés et les sonos lourdes des restaurants ont trop souvent débordé dans les rues.

L’activité économique saisonnière est essentielle à bon nombre de commerçants, c’est un fait. Mais les excès et les dérives de cet été doivent nous alerter : la singularité de Forcalquier, son pouvoir d’attraction, tiennent beaucoup à la convivialité de ses habitants.

S’ils en venaient à fuir la vie locale l’été, il ne resterait plus qu’une ambiance sans âme alimentée par un marché nocturne pour faire joli et des bars à cocktails avec musique boumboum.

La Côte d’Azur, en somme. La mer en moins. ■ CHARLES DANNAUD

Énergie solaire, le grand déploiement

Gestion de l’eau : la lourde responsabilité de Forcalquier

Pour la concertation, on repassera

Terminé, les bacs à ordures au coin de la rue

Ordures ménagères : le tri des électeurs

Vive la place publique !

La « bourse au mérite » : un chèque, c’est bien ; un accompagnement, c’est mieux

Numéro 9 - juin 2023

EDITO

Autosatisfaction et absence de vision

Les professionnels de la politique ont des exercices imposés à leur agenda, dont la célébration du mi-mandat. À Forcalquier, nous n’y échappons pas : invitation de tous les habitants à une réunion publique suivie d’un buffet, émission spéciale de BFM DICI, numéro exceptionnel du bulletin municipal… Le mandat est à sa moitié, mais la communication reste entière pour donner l’illusion de rendre des comptes aux électeurs !

Voter tous les 6 ans, puis recevoir des relevés d’étape autosatisfaits reste le degré zéro d’une vie politique locale dynamique. Malgré sa promesse de campagne, David Gehant, et sa majorité, ne concerte ni ne consulte sur rien. Tout au plus informe-t-il une fois que tout est ficelé, comme pour la gestion de l’eau ou le nouveau mode de collecte des ordures ménagères.

Assumant de gâcher ce concert de louanges, l’équipe de Sur la place a choisi de faire entendre un son différent. Dans ce numéro, vous trouverez des informations qui dessinent un tout autre paysage politique. Bien loin du discours officiel d’un maire président avant tout gestionnaire (de son image principalement), sans vision franche des défis locaux à relever.

Charles Dannaud

Mi-mandat : fausses notes dans un concert de louanges

« Forcalquier en commun », qui sommes-nous ?

Il ne faut pas croire tout ce qu’on nous dit

Toujours pas de logement social en vue à Forcalquier

Partager l’expérience du conseil municipal

Numéro 8 - mars 2023

EDITO

Concertation ? Quelle concertation ?

Certains élus jugent que l’expression des citoyens se fait par la seule voie du vote. Une fois le mandat obtenu, rideau jusqu’au scrutin suivant. Un président de la République peut ainsi affirmer sans ciller : « La réforme des retraites était dans mon programme, j’ai été élu pour [la] faire. » À quoi bon s’embarrasser de discuter alors qu’il pense savoir mieux que tout le monde ce qu’il faut faire ?

À l’échelle locale aussi se manifeste ce désintérêt pour la concertation. L’exemple récent le plus éloquent est celui du nouveau centre de santé de Forcalquier. La décision a été prise par le maire sans consultation ni des professionnels de santé, ni des élus locaux, ni de la population. Juste parce que la santé, c’est important : une évidence, que personne ne conteste !

Pour limiter les tensions provoquées par la baisse de la ressource en eau, la concertation entre les différents usagers est aussi indispensable.

Concernant le choix des « points d’apports volontaires » de la nouvelle gestion de collecte des ordures ménagères, une réunion publique permettrait à la population de participer à la sélection des emplacements.

Car, quand il y a concertation, les décisions sont mieux adaptées et mieux acceptées. • Ch.D.

LA FÊTE EN COMMUN

Une maison d’urgence dans la précipitation

Que faire quand l’eau vient à manquer

« Petit Colporteur », tu nous manques…

DOB : les projets d’investissement et leur financement

Hypermarché

La minorité, force de proposition

Numéro 7 - décembre 2022

EDITO

Faut-il mettre le Père Noël à la retraite ?

Le vieux débonnaire barbu et ventru, star du mois de décembre, nous a mal habitués à notre époque : les présents qui tombent du ciel – la pluie, par exemple – se font rares. Comment réclamer son cadeau sans se soucier de savoir si son voisin aura le sien ?

L’un qui a foré un puits et qui pompe dans une nappe phréatique appartenant à tout le monde peut-il bichonner sa pelouse tandis que celle du voisin est transformée en paillasson par la sécheresse ? L’autre qui utilise l’eau du canal de Provence peut-il ignorer la colère du maraîcher frappé par l’interdiction d’arroser ?

Autres sujets d’inquiétude : les forêts de Lure, menacées par des centrales photovoltaïques pour produire une énergie dont nous ne savons pas nous passer ; les terres arables des Chalus vouées au béton au nom de l’Économie, etc. Et toujours la même question brûlante : comment faire pour continuer à vivre le mieux possible alors que les ressources naturelles se réduisent comme peau de chagrin ?

Croire au Père Noël ne nous sortira pas de l’impasse. En revanche, porter haut et tous les jours l’esprit de Noël est une piste prometteuse : en célébrant la solidarité, l’accueil, le partage, nous nous armons contre la tentation du chacun pour soi. Un beau cadeau à déposer au pied de notre sapin commun.

• Ch.D. avec D.F.

Silence, on vote

Une nouvelle maison de santé : la charrue avant les bœufs

La forêt sacrifiée sur l’autel de l’énergie ?

La dette, un indispensable outil de développement

Une assemblée générale dynamique et bien remplie

Être élu et se former

Précisions sur les indemnités des élus

Exproprier pour mieux bétonner

Gouverner, c’est prévoir

Numéro 6 - septembre 2022

EDITO

La transparence, une exigence démocratique

Élections après élections, la grande gagnante est désormais l’abstention. Ce phénomène alerte sur la défiance envers les institutions et les élus. Pour rapprocher les citoyennes et les citoyens de la vie politique, une voie simple : faire de la transparence une exigence.

Entendons-nous bien, la transparence dont il est question ici ne concerne pas la vie privée. En revanche, ce qui relève de la décision politique (notamment l’utilisation de l’argent du contribuable) doit être mis sans ombre sur la place publique. Car, en l’absence d’explication claire et sincère des choix politiques, le soupçon de l’arbitraire s’infiltre : la démocratie s’affaiblit quand se développe le sentiment de règles à la tête du client. À titre d’exemple à l’échelle locale, l’attribution des subventions aux associations (voir p. 3) montre bien la mécanique pernicieuse qui se met en place sans critères connus de tous.

La transparence n’est pas (encore) une habitude en France. Pourtant, nous avons toutes et tous à gagner à la promouvoir : elle fortifie notre démocratie et sa capacité à défendre l’intérêt général plutôt que les intérêts particuliers. • Ch.D.

Cherche projet touristique…

Malaise dans la culture

Suppression d’Oxy’Jeunes : nos ados livrés à eux-mêmes ?

Les associations de Forcalquier : plus de transparence pour plus de confiance

Projets de territoire ou stratégie de communication ?

Indemnités des élus : non-respect de la loi

Numéro 5 - juin 2022

EDITO

Démocratie : mettre son bulletin dans l'urne ne suffit pas

Aller voter ? Oui, certes, ne méprisons pas cet appel à participer à la vie électorale du pays. Cependant, la démocratie est bien davantage que la solitude de l’isoloir et la délégation du pouvoir : elle est affaire collective.

Car chaque lieu, chaque moment permettant  a confrontation des points de vue ouvre sur la possibilité que les peurs, les colères, les passions, les rêves se transforment en projet collectif.Ce peut être à l’échelle d’une association, d’un syndicat, d’une équipe sportive, d’une lutte pour défendre une terre agricole ou une forêt… Parfois, par la vertu du dialogue, le moi devient nous, l’intérêt général dépasse l’intérêt particulier.

La démocratie, si elle a besoin de la raison, est une question de corps et d’émotion, de présence physique. Elle s’expérimente dès l’enfance. Elle prend forme par la pratique de débats sereins ou pas, mais nourris de reconnaissance, d’écoute et de considération mutuelles. Elle préfère le dialogue à l’invective, la confiance à la méfiance.

Aujourd’hui, le seul vote n’apaise plus rien, la contestation déborde. Alors, pratiquons la démocratie au quotidien, dans la « vraie vie ». Même « jardiner ensemble » (voir l’article ci-contre) est déjà un pas dans ce sens. Redonnons-nous cette capacité d’action. • Ch.D.

Jardinons ensemble

Les taxes foncières : une injustice fiscale

Le patrimoine végétal de notre ville

Vélo et transport en commun attendront

L’autonomie énergétique, une proposition de Forcalquier en commun votée par la majorité municipale

Appel d’urgence au don du sang :

Numéro 4 - mars 2022

EDITO

L'eau, demain

Les vestiges de l’aqueduc de la Mère des fontaines et des aiguières sculptées nous le rappellent : pour nos prédécesseurs, l’eau était une préoccupation majeure. Aujourd’hui, nous oublions souvent combien l’eau peut être rare et son absence, une catastrophe. Les spécialistes l’assurent : en Provence, l’eau va réduire en quantité et en qualité, augmentant les conflits entre utilisateurs et la dégradation des milieux naturels.

Un rendez-vous important devrait nous aider à anticiper cette évolution. La loi oblige à transférer les compétences eau et assainissement des communes vers l’intercommunalité. Actuellement, à Forcalquier, ces services sont délégués à la SEM. La communauté de communes pourra décider de poursuivre avec le privé ou de gérer l’eau directement, comme c’est déjà le cas dans 10 des 13 communes. Il nous semble primordial d’organiser une consultation de la population pour arriver à la meilleure décision. . Forcalquier, le maire a d’ores et déjà donné son accord de principe pour une telle consultation.

Tenons-nous prêts à informer, réfléchir, discuter de la meilleure façon de garantir le droit à l’eau de toutes et tous, sans priver les milieux naturels. Soyons à la hauteur de cet enjeu démocratique. • Ch.D.

Des mesures liberticides qui divisent la population

« Souriez, vous êtes filmés »

La Poire en deux, l’épicerie sociale et solidaire de Forcalquier

Zéro chômeur, un projet réaliste si on veut s’en donner les moyens

Le cabinet du maire s’étoffe

Urgence climatique

Le maire tient permanence. Et les autres élus ?

27 élus, dont 14 sur la touche

Parrainage

Numéro 3 - décembre 2021

EDITO

Se passer de l'homme providentiel

Difficile d’y échapper. Tous les cinq ans, le spectacle de la campagne prési¬dentielle accapare les médias et fait frissonner les professionnels de la politique qui s’y verraient bien. Le trône de France fait fantasmer : celui qui l’occupe concentre de multiples pouvoirs. Vers lui convergent les regards, les attentes, l’admiration … , la haine aussi. À cet homme providentiel, nous demandons d’apporter la solution à tous nos problèmes. Comment n’aurait-il pas la tête qui grossit et les chevilles qui enflent quand tout est organisé pour qu’il décide sans partage ?
La présidence de la République est le stade ultime : régions, départements, mairies … , les modèles réduits d’hommes providentiels se multiplient. Le système qui consacre des hommes prétendument charismatiques s’épuise; en témoigne la vigueur de l’abstention.
Pas de désertion généralisée pour autant : loin de l’attention médiatique, l’engagement politique se renouvelle, surtout à l’échelle locale, dans des situations concrètes, dans la pratique de la décision collective. Ici et maintenant, reprendre sa vie en main, porté par la conviction que décider à plusieurs d’un destin commun vaut toujours mieux que d’être guidé par un seul. C’est ce que nous souhaitons pour l’année 2022.
• Ch.D.

À propos de l’aménagement des ronds-points

Des emplois précaires à la commune, pour quoi faire ?

Quelle place pour la démocratie ?

La médiathèque deviendra-t-elle payante ?

Unis Verts Paysans : 10 ans déjà !

Le budget 2021 était-il à la hausse ou à la baisse ?

Des caméras dans la rue, une banalité ?

Numéro 2 - septembre 2021

EDITO

Informer sans complaisance ni caricature

Ne laissons pas l’invective et la polé­mique envahir le champ politique ! À l’affrontement des idées, des paroles et des actions, préférons un dialogue fertile qui permettra l’élaboration d’un projet toujours en recherche.
Il ne s’agit pas d’être tous d’accord sur tous les sujets, mais d’être capables de nous rassembler pour une création commune, de dépasser nos oppositions pour agir ensemble.
Veillons à ne pas nous laisser enfer­mer dans le monde binaire du« pour ou contre ». Ajoutons de la nuance et enrichissons notre réflexion de nos différences.
Ce que nous voulons ici, Sur la place, c’est diffuser une information claire et objective sur la vie de Forcalquier. Allons de l’avant avec ce qui est bon pour notre quotidien ou ce qui pourrait être mieux. Et, forts de notre devoir de vigilance, dénonçons ce qui doit l’être. C’est pourquoi nous avons ouvert une rubrique « Il ne faut pas croire tout ce qu’on nous dit». Nous y relevons des informations imprécises, voire fausses, diffusées dans la communication de la majorité municipale. Preuves et chiffres à l’appui, nous nous permettons de les rectifier.

Cl.C. & LM.

Faut-il éclairer la ville la nuit ?

Cinéma Le Bourguet : c’est reparti pour cinq ans

Mais où est passé le musée ?

Vers un réseau de solidarité ?

La dette, un indicateur à surveiller

Une démoustication en toute discrétion

Passeport du civisme : pourquoi nous avons voté contre

Retour sur les élections départementales de juin 2021

Numéro 1 - juin 2021

EDITO

Vous informer

Après plusieurs mois d’une démarche rassemblant de nombreuses idées et énergies, Forcalquier en commun a présenté une liste pour porter un projet collectif aux élections municipales de 2020. Le 28 juin, 1 264 électeurs et électrices choisissaient de nous faire confiance, un beau succès pour notre démarche, mais insuffisant pour emporter la majorité des sièges. Depuis, nos élus sont sept à siéger au conseil municipal, qui comporte 29 membres. Dans la mesure des moyens à leur disposition, ces quatre femmes et trois hommes s’appliquent à défendre les valeurs portées par notre mouvement. La démocratie est la première d’entre elles : une démocratie qui ne se réduit pas à un vote tous les six ans, mais qui vit d’échanges d’idées, de confrontations de points de vue, de la multiplicité des regards, et même de désaccords. Nous pensons aussi que la démocratie a besoin d’une information fiable et précise largement partagée. Le bulletin municipal et les réseaux sociaux ne suffisent pas à rendre compte des décisions prises par la municipalité et de leurs conséquences sur notre vie quotidienne. Sur la place vous proposera des informations peu diffusées que nous estimons importantes pour Forcalquier et la communauté de communes. Vous y trouverez aussi l’actualité de notre mouvement, ainsi que la présentation de projets qui méritent d’être connus.

Nous vous souhaitons une bonne lecture,

L’équipe de rédaction

Forcalquier en commun, pour une action politique renouvelée

Cooplicot, l’habitat participatif pour tous et toutes

Mérite ou contrôle des agents?

Un héritage de finances saines… pour quels projets ?

Gaspillage au rond­ point de Verdun

Aider les commerçants, une initiative des élus minoritaires

Projet Cooplicot : promesse non honorée

Intermarché : et maintenant la justice

Subventions aux associations : le grand flou

10 caméras, 96 000 euros d’argent public

Le règlement du conseil municipal bride les échanges

Indemnités des adjoints : plus 30 %

Ressources

Retrouvez ci-dessous l’ensemble des tracts envoyés aux forcalquiérennes et forcalquiérens.

P.V. d'A.G. 07.07.20

Le 7 juillet dernier s’est tenue l’assemblée générale de Forcalquier en commun en présence de 77 adhérents. Vous en découvrirez ici le procès-verbal qui relate, outre les formalités d’usage, quelques orientations pour l’avenir de notre association.

Tract #1

Qui sommes-nous ?
Les bases de notre action

Tract #2

Qui sommes-nous ?
La liste

Tract #3

Le programme
L'agenda